Lignes et aplats II

Au fondement était la ligne

Sainte famille, 2010 (d’après l’œuvre du Caravage, 1571). 30*30.

Déstabiliser toutes nos certitudes, « nos positions dans l’existence » afin de lâcher prise, de retrouver un état apte à la création, tel aurait été l’héritage de Socrate.

François Roustang écrit « une thérapie réussie est une thérapie dans laquelle le patient devient l’artiste de sa propre existence », et apprend à remplacer le narcissisme du « je » par le « jeu » avec soi et le monde.

Puisqu’il est si difficile d’appliquer cet adage à la vie réelle, pourquoi ne pas en faire profiter son art ? Chacune de mes lignes est une synthèse : travail de nu, travail à l’encre, travail typographique… entièrement modelée par les enseignements reçus et l’environnement. Et pourtant, malgré le poids de leur histoire, ces lignes sont spontanées. Il en va de même pour le choix des couleurs, je n’y réfléchis à vrai dire, que très peu. « Je ne sais pas ce que je fais et pourtant je le fais ».

La rapidité d’exécution exigée par la technique de la fresque est un garde fou contre une oeuvre qui se révélerait trop calculée, trop réfléchie… Le secret est dans la mesure : c’est le cas pour cette famille sainte, douce inspiration rose et bleue tirée du Caravage.

Fresque un art par Minh Hanh Maudoux
http://fresquemoderne.wordpress.com

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